Voyage en Martinique

Ma famille là-bas


J'ai beaucoup aimé mon voyage en . Où je suis allée voir ma famille qui est allée vivre là-bas.
Les paysages sont très beaux.
La mer est chaude et belle.
J'ai bien joué avec mes cousines.

Fanny Michel 11 ans

Lire la suite

Toi, mon cousin, tu te reconnaitras

J'étais à Marrakech, sac au dos


Toi, mon cousin, tu te reconnaitras : J'étais à , sac au dos. J'arrive au camping et je laisse mon sac rouge à la réception : l'employé note mon nom et l'accroche au . Je vais faire un tour en ville. Quand je reviens, je réclame mon sac et il m'est rendu, il a cependant changé de couleur, il est bleu : erreur ? Non me dit le gars derrière le comptoir c'est le mien car le nom correspond au mien, annoncé. Je regarde mon nom, c'est le mien, mais l'écriture a changé : c'est la tienne. Toi mon cousin voyageur qui parcourt depuis plus d'un an le nord de l'Afrique. Tu as déposé ton sac bleu, une heure après mon passage et c'est le tien que l'on me tend. J'ai compris que ce jour-là nous avions tous deux décidé de faire halte ici. Alors j'attache les 2 sacs ensemble comme on attache deux vies et j'attends...

Je ne t'ai pas vu depuis plus d'un an et le sort a décidé de nous donner 15 jours de voyage en commun. Tu parles arabe et tu vas m'entrainer dans les petits villages de l' ; un jour d'auto-stop, c'est la deuxième voiture qui nous prend après 7 heures d'attentes sous le soleil. petit village marocain, oasis perdu et puis cet accueil un soir, après 36 km de marche dans l'Atlas. Un brave homme nous invite modestement. Un repas et un lit, ce fut de réels moments de bonheur.

Je lui ai envoyé les photos prises ce soir-là, de... Thaïlande, 4 ans plus tard.
Le voyage est une invitation au voyage. depuis, j'ai connu bien des pays différents mais je pense encore à nos deux sacs qui s'étaient donnés rendez-vous au .

Tu liras peut-être ces lignes... Bon voyage !

Lire la suite

Je devais m'envoler pour l'Irlande

J'avais une folle envie de Dublin

Mots-clés :

 
Le 6 mai 2010, je devais m'envoler pour l'.
Depuis plusieurs mois, j'avais une folle envie de ...
Le 5 mai 2010, un certain nuage de cendres d'un certain volcan islandais oblige Dublin à fermer son aéroport.
6 mai 2010, 6h du matin, la valise est faite.
Coup de fil à l' de Lyon Satolas... Dublin est toujours inaccessible.
Pas d'avion, pas d'Irlande, pas de musique dans les pubs.


La discothèque a de bons CD de musique irlandaise... c'est beau Romans au mois de mai quand il fait froid.
Marie

Anecdote trouvée sur le carnet de voyage à disposition dans les Médiathèques du Pays de Romans. L'auteure a collé, à la suite, 2 pochettes de CD en photocopies.
Ces musiques à écouter :


"Sweet Liberty" de Susan . Elle nous envoûte de sa voix enchanteresse et cristalline. On pénêtre un univers feutré et doux ; une Irlande qui nous transporte loin sur des airs flutés.
089.2 MAC

"Renegade"
de Sharon Shannon, Mike , Dezi Donnelly & Jim Murray. Ceux-là, ne vous laisseront pas sur votre banquette de pub. Leur balade ou leurs airs de violon qui sonnent "authentique" vous feront taper du pied, sans compter la voix d'une de Sharon Shannon, grande chanteuse irlandaise.
089.2 SHA

Lire la suite

Manif à Toulouse

Plan de bataille

Mots-clés :


Découvrir une ville le jour où s’y déroule une importante manifestation contestataire n’est, a priori, pas le meilleur moment. Et pourtant…

Je ne sais les raisons de cette manif mais des centaines de policiers sont en faction.
Après avoir garé la voiture nous partons, un peu au hasard, dans les rues de la ville. Tout en admirant les façades de briques roses nous cherchons notre chemin vers l’église qui « illumine le soir » : . Mais après un moment je me rends compte que nous sommes déjà passé ici et là !

Pendant que mon épouse cherche la bonne affaire dans une boutique à touristes j’avance jusqu’au carrefour suivant où un véhicule de police barre la rue. Quatre policiers en arme, les bras croisés, l’air sévère (on les sent tendus) me regarde approcher. J’hésite une seconde, moi qui, comme le disait Brassens « Traverse dans les clous pour ne pas avoir à faire à la maréchaussée », puis m’avance vers eux.

  • Bonjour Messieurs, pourriez-vous m’indiquer la direction de l’église St-Sernin ?

Sans un mot l’un des policiers fait un pas en arrière, plonge, par la vitre ouverte, son buste dans la voiture et ressort avec un immense plan de la ville qu’il étale sur le capot de la voiture sous l’œil étonné de ses collègues.Je m’approche.

  • Nous sommes ici et voici Saint-Sernin, le plus direct c’est par là, mais si vous avez le temps il vaut mieux passer par cette rue, il y a plusieurs maisons magnifiques… vous ne connaissez pas la ville ?

  • Non, non …

  • Alors il faut voir Saint-Sernin bien sûr, vous savez que c’est la plus grande d’occident, mais il y aussi la cathédrale Saint-Etienne et ses dix-sept chapelles. Elle date de l’an 1013, construite sur les ruines d’une église de 844. A la fin du XIIIe on a commencé la construction d’une grande cathédrale gothique, mais les travaux ont été arrêté, ce qui fait que les deux styles se juxtaposent. Les vitraux sont splendides avec une grande rosace rappelant Notre Dame de Paris.

  • Oui, oui…

  • Il faudra voir aussi l’hôtel d’Assezat, rue de Metz, ici. Il est magnifique avec ses trois ordres dorique, ionique et corinthien, un à chaque étage, et sa cour carrée.

Il est intarissable. Il a oté son uniforme de policier, oublié la manif, ses collègues, il est à Saint-Sernin, à l’hôtel… l’hôtel comment déjà ? Il marche dans les rues, me montre une façade de briques, le détail d’une porte, s’arrête devant une fontaine : c’est ici que…

Mon épouse nous a rejoint, mais il ne l’a même pas vue, toujours penché sur son plan, désignant un nouveau point, il continue :

  • Evidemment il faut aller à la place du Capitole, c’est le cœur de la ville, il y a les peintures de Raymond More…

 Soudain des cris derrière nous, la manif est là. Ses collègues s’agitent. Il me regarde, déçu de devoir s’interrompre, presque gêné, repli prestement sa carte, murmure un « au revoir »…

Je lui tends la main.

  • merci Monsieur le flic.

Jacques Sarrat



Pour prolonger la découverte :
écouter "Toulouse en chanson" un CD hommage à cette ville du Sud par ceux qui la font bouger, entre autres pour l'ambiance : Bombes 2 Bal, Magyd Cherfi, Femmouzes T, Juliette...
Pourquoi ne pas écouter ce CD en pensant à la manif ou au voyage de ce M. Sarrat au coeur de Toulouse.

Lire la suite

Algérie

Alger-Ghardaïa

Algérie

Mots-clés : , ,

Je suis sur la route, le Vercors est dans la brume. L’absence, le vide. Surgit alors l’idée du voyage, l’appel du , le retour en Algérie . Quatorze ans déjà !

Redécouvrir. Vivre l’instant dans la spontanéité des sensations. Poser des mots dans l’esprit des .

 

Sur la route d'Alger les voitures filent
Le quartier des amis se nomme les Dunes
De la maison on voit la mer

 
Marcher
sentir l'air vibrer

les mots déploient leurs ailes
 

Dans la nuit les lumières crépitent
après le match les jeunes crient victoire
Vivre vivre vivre

 

À livre ouvert
on lit le passé
récit de vies encloses

 

Empreinte des violences
dans les gestes
dans les souffles

 

Pendant des jours des années
de la maison au travail du travail à la maison
l'ombre de soi-même

 

Algérie meurtrie
Algérie sur le qui-vive
des portes s'entrouvrent

 

Entre ciel et mer
entre les deux rives
le passé rejoint l’avenir

 
Ghardaïa
 

Envol dans le soleil
la terre déploie creux et bosses
Dans ses plis les villages

 

Y a t-il place encore pour les paysans ?
Terres vives ou endormies
cimes enneigées du Djurdjura

 

L'aéroport en plein désert
les cités du M’zab
un nombril d'humanité

 

Bachir m’attend
mon frère de sable
mains toujours ouvertes

 

Ghardaïa la sublime
a reçu en échos
les ondes maléfiques venues du Nord

 

La ville a grandi
Aller le long des arcades
vers les voix familières

 

La place du marché dans une flaque de soleil
inondée de couleurs de saveurs
Animation des hommes

 

Les murs voilent les désirs
la peur est venue s’y cogner
Je cherche l’horizon des femmes

 

À Melika la maison est un cœur
entrer à pas feutrés
le thé mousse dans les verres

 

Les visages déploient les souvenirs
si vivaces qu'on reste surpris
L'invité est toujours de marque

 

L'appel à la prière
rythme le jour et la nuit
Psalmodie à l’odeur d’éternité

 

Regard d’une adolescente
déjà endormi
dans les motifs du tapis de mariage

 

L'enfance au sourire de jasmin
parfume l'air
fait voler des pétales

 

Par une fenêtre
les bougainvilliers en grappe
à leur pied du sable roux

 

Des bambins jouent et chantent
les hommes les couvrent de baisers
Palmes de l’oasis

 

Haïks furtifs
ans les rues de Beni Isguen
de Ghardaïa Melika Bou Noura

 

Sous ces voiles à ouverture unique
une source
dormante ou jaillissante

 

Mes sœurs cyclopes
le blanc du mur étoffe
Je cherche votre lumière

 

Vous avez la science des plantes
des parfums des épices
vous êtes la semoule quotidienne

 

Avec vous faire le pain
nos mains nos mots
mêlés au levain

 

Petite fille aux yeux d'espoir
je te prends par la main
tu me guides dans les ruelles

 

Nos paroles
un chant où tremble
la lumière du soir

 

Crois-tu que tout est écrit ?
Iras-tu sur de nouveaux chemins ?
Les enfants ont des rêves fous

 
 
Geneviève Briot (le blog de l'auteur de ce billet)
Geyssans - Alger – Ghardaïa – 3 février -18 février 2004

Pour aller plus loin, vous pouvez
lire Geneviève Briot est l'auteur de nombreux livres ayant pour thème l'Algérie. Commencer par lire "Un livre à la mer" pour suivre l'auteure dans une évocation de son Algérie personnelle.
R BRI

"L'Algérie, soyez les bienvenus ! voyages de la Méditerranée au Sahara" Claire et Renaud Marca réalise un Carnet de voyage exceptionnel qui retrace à merveille la beauté et la force de ce pays et de ses habitants.
910.41

"Algérie" un bon guide Lonely planet pour ne rien manquer de ce pays du maghreb.
916.5 ALG

écouter "Cavaliers de l'Aurès" un album qui surprend. L'ensemble "L'Hijâz'Car" explore les musiques du monde arabe pour créer un univers original et unique, à quoi s'ajoute la voix puissante et sensible d'Hourïa Aïchi. Des compositions, entre modernité et archives, ciselées comme des Haïkus.
021.1 ALG

N'hésitez pas à rajouter en commentaire vos romans préférés sur l'Algérie.

Lire la suite

Par le hublot, je regarde Kigali...

extraits de "Safari au Rwanda, journal de voyage"

Mots-clés :

Mardi 4 mars.

Par le hublot je regarde et ses lumières. Il fait nuit. L' décolle à 20 heures 50, la terre rwandaise s'efface de mon regard, seulement de mon regard, elle est imprimée au fond de ma rétine, sa chaleur, ses couleurs irradient ma peau que j'ai recouverte d'un léger blouson autant pour les moustiques que pour la fraîcheur du soir. Je frissonne, tant d'évènements, de rencontres et maintenant la séparation.

(...) Le voyage est assez court jusqu'à Nairobi où nous faisons escale. En ce temps de guerre qui pourrait songer à un safari au Kenya ? A l'aller personne n'était descendu, au retour j'imagine que nous n'aurons pas plus de monde. De nombreuses places dans l'avion sont inoccupées. Nous nous apprêtons à nous installer le mieux possible pour la nuit. (...) Je commence à chercher la meilleure position pour somnoler un peu. Il n'y a rien à voir, même sur l'écran qui se répète pour moi, altitude, distance, carte d'Afrique avec un petit avion qui trace notre progression.

Lorsque redressant la tête du fauteuil où je commençais à m'enfouir, je vois un flot de passagers arriver, de très longues silhouettes brunes, d'une beauté hiératique, enveloppées de couvertures à dominante jaune et bordées de bandes colorées, bleues ou vertes, je ne sais plus. Je lis sur le tissu H.C.R., Haut Commissariat aux . Mon Dieu ! La télévision, le cinéma, des photos et mes lectures m'ont sensibilisées aux problèmes des réfugiés, mais là, tout près d'eux, je touche soudain l'étendue de ce drame humain. Je me redresse, complètement éveillée, frappée par la dignité de ces femmes drapées auxquelles s'accrochent des petits enfants aux yeux si grands qu'ils leur mangent le visage, de ces hommes immenses vêtus à l'occidentale, munis d'un maigre baluchon, bouleversée par ces regards où je ne lis rien, surtout pas le désir de voyager.

Chassés de Somalie par la guerre, réfugiés un temps au Kenya, traqués par les conflits qui se propagent en Afrique Orientale, ils sont montés là, sans doute pour la première fois, dans un avion qui va les éloigner des zones de combats, mais aussi de leur terre natale. Ils passent, une soixantaine environ, dans le couloir, le long de mon siège, les pans des couvertures me frôlent, je me sens si proche et si loin de ce qu'ils vivent, je suis troublée. Je repense à des textes d'exilés, des poètes qui ont pu dire leur douleur. Eux ne parlent pas, même entre eux, ils se regroupent en ordre et dans un calme bouleversant au fond de l'appareil, tous ensemble comme pour ne pas se perdre, ne pas briser tous les liens. Leurs petits non plus n'ouvrent pas la bouche, ne pleurent pas. Ils se blotissent contre les adultes. (...)

 
Mercredi 5 mars, 6h55, Bruxelles.

Nous allons à la recherche de notre vol pour Lyon. Les réfugiésse sont regroupés le long d'un vaste couloir. Ils attendent un guide, une indication, leurs enfants à la main. Leurs regard fatigués errent sur les lieux, les passants, sans se fixer ; eux, les déracinés, n'ont plus de repères.

(...) J'ai sommeil un peu froid, nous sommes tous un peu las, mais le voyage se passera bien, entre rêve et réalité ; malgré les champs de France qui se dessinent sous l'aile gauche de l'appareil - mon côté - je suis encore au , dans la chaleureuse famille de Chantal. Des mots me reviennent, des rires, des visages lumineux. Noirs ? Je ne sais pas. Je nesais plus voir la différence de peau. (...)

Marie-Paule Richard

Pour aller plus loin, vous pouvez
lire "Safari au Rwanda, journal de voyage" Le journal de voyage de Marie-Paule Richard, pour découvrir la totalité de cette aventure qui l'a conduite à découvrir le Rwanda.
R RIC

"Une jeunesse rwandaise" Chantal Umuraza nous plonge dans le Rwanda de son enfance, celui de ses rêves et la montée de la haine.
R UMU

"Poètes en exil" recueil de textes poétiques du monde entier.
 841 POE

Lire la suite

Partir de chez moi en direction de Compostelle

Besoin de vivre dans la nature, à mon rythme...

Mots-clés :

Envie de partir... seule... arpenter les campagnes.
Besoin de vivre dans la , à mon rythme : levers, marches, repas, siestes...

J'ai choisi de partir de chez moi (Romans sur Isère) en direction de sachant que j'y trouverai grand choix de haltes pour les nuits : juste un appel téléphonique la veille au soir ou dans la journée pour m'assurer d'un toit et d'une douche.

J'ai d'abord traversé la plaine, gravi la côte ardéchoise, traversé les plateaux de Haute-Loire. Jusqu'au Puy aucun "pélerin" à l'horizon.
Après le Puy c'est la cohue sur les chemins connus dans les gîtes : plus droit à la solitude.

Seule j'ai revu, retraversé des lieux que j'avais découverts en voiture mais rien n'égale le temps à profiter des éclairages du ciel, les moments à glaner mûres et autres fruits de la fin d'été, les instants à l'écoute des oiseaux, animaux et autres bruissements, la surprise d'un orage qui éclate à l'heure d'un possible repas.

Sur le plateau de , émerveillement des petits cônes volcaniques à l'horizon qui me parlent du Petit Prince. On peut tous avoir son volcan et son désert chez soi.



Dans un chemin en sous-bois j'ai marché assez longtemps sans repères de balises. Enfin, par prudence, je reviens sur mes pas. En sortant du bois j'aperçois un cabanon de berger, je m'approche. Une vaisselle sèche au soleil. La porte est ouverte. Je frappe et entre.

Un homme seul était là, attablé dans son antre sombre en terre battue. Peu locasse il me dit sèchement que le chemin ne passe plus devant sa maison. Il l'a dévié plus loin derrière.
J'aperçois un canapé défoncé recouvert d'un très beau tapis de selle Touareg. Je connais, pour avoir vécu dans ce pays auréolé d'une image mythique pour les européens. La conversation s'engage, il se lève et vient me rejoindre près de la lumière de la porte ouverte. Il est hirsute, habillé de guenilles salis et déchirées.
Non, Il n'est pas berger, il n'a pas de bêtes. Nous échangeons longuement avec connivence des bonheurs de vivre tout près de la nature dans le dénuement.

Son assiette et son verre sont resté en place. Je cherche à m'éclipser pour lui rendre sa solitude choisie.
Faisant mes adieux j'aperçois une voiture protégée par une bâche. C'est sa voiture : une Ferrari rouge immatriculée à Paris !

Lui est inspecteur des impôts à la retraite...
... que nos "routes" soient bonnes à l'un comme à l'autre.

Voyage vers Compostelle fin Août 2008

Geneviève

Pour découvrir le pèlerinage de Compostelle, vous pouvez
lire "Les nouveaux chemins de Compostelle en terre de France" Les photographies d'Yvon Boëlle nous transportent véritablement dans différents sites du pélerinage, ouvrant nos yeux sur ce qui apparaitra au coin d'un chemin ou rappelant des souvenirs à d'autres, textes de Patrick Huchet.
914.47 HUC

"Guide du Puy aux Pyrénées" Un petit guide très pratique pour organiser son itinéraire, rédigé par Jean-Pierre Siréjol.
796.5 SIR

"365 méditations sur les chemins de Compostelle" Ce petit livre carré regorge de préceptes et maximes qui nourrissent la foi du pélerin. Une bonne dose de spiritualité pour ceux qui vivent le pèlerinage aussi comme un acte de foi.
 248 ADR

"Saint-Jacques-de-Compostelle" l'inévitable carnet de voyage de François Dermaut. Les magnifiques aquarelles de ce dessinateur de BD nous plongent au coeur d'un pèlerinage très personnel pour sortir de l'alcoolisme.
910.41 DER

feuilleter le magazine "La Marche" Hors Série 4 entièrement consacré à la marche vers Saint Jacques de Compostelle.

écouter "Compostela"  un CD de chants monastiques basés sur le Codex Calixtinus - XIIe siècle, des chants religieux que l'on pouvait alors entendre dans différents lieux du pélerinage. Pour le coup, on part dans une autre époque, un autre univers.
302 ENS





Lire la suite

En passant le gué...

non je n'ai pas chanté "sur le pont d'Equateur on y..."


Juin 2007

Je rejoins mon fils qui travaille pour une mission humanitaire en , en haute , avec 15 villages .

   Désirant me faire connaître le milieu où il vit, nous partons pour quelques jours en pleine jungle dans un village pour touristes, mais c’est très loin du club med. Les cabanes où nous dormons sont sur pilotis car elles sont près du fleuve par lequel nous sommes arrivés. Notre « chambre » a des lits faits en rondins, la nuit je compte les troncs sous le fin matelas , et je suis recouverte par une moustiquaire à cause des mygales, j’ai eu la chance d’en rencontrer 8.

Les murs sont en planches, pour le sous bassement, et en grille plus haut, le toit et en feuilles de palmiers. Bien sûr les toilettes sont dans le bâtiment principal avec l’unique douche, distants d’une vingtaine de mètres, que l’on rejoint à travers la végétation où se promènent serpents et autres habitants de ces forêts luxuriantes. Cela va de soi il n’y a pas d’électricité, il faut avoir sa lampe frontale. Sous les grands arbres la nuit est très sombre.

   Pour faire connaissance avec le milieu une randonnée est organisée avec mon fils et trois indiens. Moi qui adore la randonnée je part comblée et enthousiaste.

Nous passons dans un village d’indigènes où nous sommes invités à boire de la « chicha », boisson locale à basse de manioc, mâchée par les femmes et fermentée, la coutume veut que l’on ne peut pas refuser cette boisson offerte à l’arrivée de tout visiteur. Un des habitants nous montre avec fierté une peau de léopard qu’il vient de tuer quelques jours avant près de sa maison.


   La rando continue dans la de découverte en découverte : fleurs, insectes, arbres géants, végétation dense…. Après quelques heures, nous nous rapprochons de notre point de départ.

Comme il a beaucoup plu les jours avant, le fleuve et les rivières ont gonflé et sont devenus torrents. Notre sentier devait passer à gué, mais là impossible, la rivière est bien trop haute. Que faire ? J’interroge mon fils qui me rassure : les indiens vont trouver le moyen de nous faire traverser. Ils s’éloignent de quelques mètres, et là  avec leurs machettes, dont ils ne se séparent jamais, coupent un arbre qui tombe en travers de la rivière au milieu des lianes. des arbres, des feuilles. Et avec leur grand sourire m’invitent à traverser sur cet arbre feuillu, moussu.



A non je ne peux pas !!! je vois la rivière devenue
sous le pont improvisé, la végétation dense,  j’imagine les serpents et autre faune pas très sympathique. Un quart d’heure avant un serpent a traversé le sentier devant mes pieds. Alors là non ! non et non ! je ne peux pas !!!

    Les indiens, toujours très calmes, comprenant bien la situation, s’éloignent de nouveau, et coupent des arbres plus petits pour me construire une rambarde….. et oui, et j’ai traversé, mais pas très rassurée quand même.  Oui, je sais, à cause de moi des arbres ont été coupés… pardon à la forêt.

Bernadette

Lire la suite

Plus d'articles (17 articles sur 3 pages):